Cambridge Analytica victime collatérale de Facebook

3 mai 2018 | Journal

Souvenez-vous, le 19 mars (il y a seulement deux semaines), un scandale mondial secouait l’empire Facebook : nos données personnelles étaient exploitées non seulement à des fins commerciales, mais aussi politiques !

Une société britannique, Cambridge Analytica, était le méchant du jour. Facebook faisait mine de découvrir le problème. Ce qui ne convainquait pas les sénateurs américains qui convoquaient Mark Zuckerberg, PDG de FB. Piètre mea culpa …

Mais le 2 mai Cambridge Analytica est obligé de mettre la clé sous la porte. Ils commencent par le Royaume Uni, siège mondial, et les implantations extérieures vont suivre. La perte de confiance de son principal fournisseur, le discrédit de la marque, et le poids de l’indignation mondiale pèsent trop lourd pour survivre.

Quant à Facebook, ils restent sur leur position. “On nous a trompé. Nous renforcerons nos contrôles.” , etc… Petit bémol supplémentaire: les deux fondateurs de WhatsApp, une des applications rachetées par FB, ont quitté, l’un après l’autre, le groupe et le conseil d’administration.

L’histoire est loin d’être à son terme. Facebook vient d’annoncer une toute nouvelle orientation : un retour aux sources. Un vrai demi-tour ! Bien. Pourquoi pas. Mais comme pour Cambridge Analytica il faudra survivre financièrement, et quand la confiance s’est envolée ???

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