Les excuses de l’Apprenti sorcier

22 mars 2018 | Journal

Oui, nous avons fait des erreurs. On va faire mieux…
Je suis responsable de ce qui se passe …
Ajoutant même “nous ne méritons pas de vous servir.

Eh bien, première décision, il faut démissionner. D’autant qu’il doit bien exister des gens plus sérieux. Etre désolé, avouer sa responsabilité ne suffit pas.

Le mouvement #deletefacebook prend de l’ampleur. Supprimer Facebook n’est pas la solution. L’encadrer par des règles intransigeantes est indispensable.

Evidemment, nombreux sont les spéculateurs de l’argent trop facile. Tant pis pour leurs profits envolés. Eux aussi ont été apprentis sorciers. Une belle leçon, qu’ils oublieront très vite …

 

relevé dans la presse du 22 mars 2018 …

«C’est lorsque Facebook a commencé à impacter la sphère publique et politique que les choses se sont mises à coincer. Dès lors, le politique est remonté au créneau. Il est en train de siffler la fin de la récréation», analyse Louis Morales-Chanard, directeur de la stratégie de Blue 449 (Publicis).

Pour Facebook, le vrai scandale, ce n’est pas ce qu’il a permis à Cambridge Analytica de faire dans le dos de ses utilisateurs. C’est plutôt ce que Facebook permet à tout le monde de faire, et en pleine lumière. Plus spécifiquement, c’est le modèle économique de collecte de données en ligne, dont Facebook est le pionnier, qui est en ligne de mire.

En novembre 2017, le Congrès américain avait décidé d’auditionner les grands patrons de ces fleurons de la tech. Au lieu de faire le déplacement, tous ont envoyé leurs seconds couteaux, qui n’ont nullement fait acte de contrition. La sénatrice démocrate Dianne Feinstein s’est alors fendue d’un premier coup de semonce. «Vous avez un énorme problème entre les mains. (…) Vous avez créé ces plateformes, elles sont détournées de leur but. C’est à vous de les réparer! Si vous n’agissez pas, nous nous en chargerons.»

Depuis le début de la semaine, la valorisation boursière de Facebook a perdu 60 milliards de dollars à Wall Street. Les investisseurs craignent une régulation plus contraignante, voire une fuite des annonceurs et des utilisateurs, déjà échaudés par des polémiques à répétition autour de la modération des contenus.

Il fallait s’y attendre au vu du contexte particulièrement médiatique, oscillant entre confidentialité, politique ou désinformation. Le premier recours collectif contre Facebook et Cambridge Analytica vient d’être déposé aux États-Unis, exigeant 500 millions de dollars en dommages et intérêts. L’action porte sur plusieurs fondements : la violation de la loi californienne sur la concurrence déloyale, les pratiques commerciales illégale et déloyales ainsi que la négligence.

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