La Sainte-Chapelle de Champigny sur Veude

Sep 16, 2016 | Photos

SAINTE CHAPELLE

Les saintes chapelles royales et princières comprennent, outre celle de Paris, dix chapelles construites en France sur son modèle entre le xiiie et le milieu du xvie siècle. Elles ont été fondées soit par un roi, soit par des princes de sang royal qui souhaitaient s’inscrire dans la lignée de saint Louis et rehausser le prestige de leur résidence.

Sept de ces saintes chapelles subsistent à Paris, Aigueperse, Champigny-sur-Veude, Châteaudun, Riom, Vic-le-Comte et Vincennes. Celles de Bourbon-l’Archambault, de Bourges, du Gué de Maulny et du Vivier-en-Brie ont disparu ou sont en ruine. Les saintes chapelles de Dijon (aujourd’hui détruite) et de Chambéry ne relèvent pas du même modèle mais partagent l’appellation.

Champigny-sur-Veude est un village très ancien. Le premier seigneur de Champigny connu est le chevalier Bernier (1122). Le domaine appartenait au comte d’Anjou qui fit construire une forteresse qu’il confia à Robert de Blo, son vassal et successeur de Bernier.

De grandes familles, Beaucay, Artois, Anjou, Beauvau, se sont succédé à la seigneurie de Champigny. En 1472, les Bourbon-Vendôme étant propriétaires du domaine, Louis de La Roche-sur-Yon construisit un magnifique château (1499) et il eut le privilège, en tant que descendant de saint Louis, d’édifier une Sainte-Chapelle sur le modèle de celle de son ancêtre. L’ensemble fut terminé par son fils Louis II, duc de Montpensier en 1543.

Au xviie siècle, le cardinal Richelieu entreprit d’édifier sa ville nouvelle de Richelieu à moins de 7 km de la cité des Bourbon-Vendôme dont il tira ombrage. Il acquit la propriété de Champigny appartenant à Gaston d’Orléans et détruisit le château mais il conserva les communs. La Sainte-Chapelle aussi était de trop, il fallut l’intervention de l’évêque de Poitiers et du pape Urbain VIII pour qu’il renonce à la détruire comme il en avait l’intention.

Depuis la Révolution, le site (Sainte Chapelle, anciens communs devenus château et domaine) a eu l’occasion de changer régulièrement de propriétaire.

Depuis 2000, ce sont des américains, Bernard et Joan CARL de Washington, qui assurent l’entretien.