Régulièrement, un grand conquérant surgit de nulle part. Il balaye tout sur son passage, fait la conquête q’une grande partie du monde. Puis disparait, en laissant une trace immense dans l’histoire.

publiée par Sud Ouest Mag du 6 mai 2017

Attila, né aux alentours de 395 dans les plaines danubiennes et mort en 453 dans la région de la Tisza dans l’Est de la Hongrie actuelle, est le roi des Huns de 434 jusqu’à sa mort en 453, selon l’historiographie romaine. Durant les cinquante années précédant son avènement, l’Empire hunnique s’étend de l’Asie centrale à l’Europe centrale et soumet de nombreux peuples germains. Son règne marque le début d’une grande confrontation avec l’Empire romain. Cette guerre tourne court avec la mort précoce d’Attila au retour d’une campagne victorieuse dans la péninsule italienne. Son empire n’a pas survécu à sa mort, mais il est parfois considéré comme événement déclencheur des « invasions barbares » et indirectement de la chute de Rome et de la fin de l’Empire d’Occident.
La culture des Huns et la personnalité d’Attila ont fasciné ses contemporains. L’historiographie chrétienne a créé une légende noire autour du personnage mais d’autres traditions scandinaves et germaniques l’ont érigé en figure positive. Les Hongrois le célèbrent comme un héros fondateur. Ces mythes divergents se retrouvent dans les nombreuses représentations artistiques d’Attila, de l’Antiquité à nos jours.

Gengis Khan, né vers 1155/1162 pendant le Khamag Mongol, dans ce qui correspond à l’actuelle province de Khentii en Mongolie, mort en août 1227 dans l’actuel Xian de Qingshui (Chine), est le fondateur de l’Empire mongol, le plus vaste empire continu de tous les temps, estimé lors de son extension maximale à 33,2 millions de km2 en 1268 sous Kubilai Khan.
Issu d’un chef de clan de la tribu Bordjigin, il utilise son génie politique et militaire pour rassembler plusieurs tribus nomades de l’Asie de l’Est et de l’Asie centrale sous l’identité commune de « mongoles » ; il en devient le khan (dirigeant), puis le Tchingis Khagan (empereur ou chef suprême), avant même de se lancer à la conquête de la Chine. À la fin de son règne, il contrôle une grande partie de l’Asie, avec, outre la Mongolie, la Chine du nord et la Sogdiane.
Après sa mort, l’empire est considérablement agrandi par ses successeurs qui le dirigent encore pendant plus de 150 ans. Son petit-fils, Kubilaï Khan, est le premier empereur de la dynastie Yuan en Chine.
Pour les Mongols, qui le considèrent comme le père de leur nation, Gengis Khan est une figure légendaire entourée d’un grand respect. Mais, dans nombre de régions d’Asie ravagées par ses guerres ou celles de ses successeurs, il est considéré comme un conquérant impitoyable et sanguinaire.

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