Nous avons tous les meilleurs motifs pour résister à Facebook

La dernière créativité de Facebook est effrayante : négocier avec les banques pour avoir accès à nos données bancaires !!! Et bien évidemment pour notre plus grand bonheur …

L’idée est simple : les banques connaissent nos habitudes d’achat, produits et magasins, il y ajoutent nos transactions, donc nos soldes, nos possibilités de dépenses … et à partir de tout ça Facebook va négocier à notre place des offres et des remises pour nous faire dépenser, plus mieux, … au mieux de leur intérêt.

Toujours évidemment, avec un pourcentage pour la banque, un autre pour Facebook.

Si cela heurte notre conception française (ouf), ça ne choque pas le pragmatisme américain. Business is business.

Ce qui est le plus inquiétant c’est la dérive permanente de Facebook à vouloir nous envahir. Des applications font déjà des opérations de ce type, comme Paypal, mais aucune n’a comme objectif l’occupation totale de notre vie quotidienne.

La bourse “corrige” Facebook

Hier, 25 juillet 2018, à la clôture de Wall Street, le titre de Facebook enregistrait une baisse de 24% ! En deux heures une baisse de 128 milliards d’euros !!!

Depuis le début de l’année, plusieurs polémiques pouvaient inquiéter les financiers. Mais, il a suffit que les résultats au 30 juin soient inférieurs aux annonces de FB, et surtout aux prévisions des investisseurs, pour que brutalement “on” redescende des nuages.

Les recettes publicitaires progressent, mais moins que …, les utilisateurs augmentent, mais moins que …, les dépenses de sécurité explosent, mais plus que …, et les critiques et les plaintes ne cessent d’alimenter la presse mondiale.

Le surcotation de Facebook ne peut plus continuer. Ce qui sera alors un problème supplémentaire pour Mark, qui devra se remettre personnellement en questionnement…

4,3 milliards d’amende pour Google !

La Commission européenne condamne, ce jour, Google pour abus de sa position dominante pour imposer la fonction Recherche avec son système d’exploitation pour mobile Android.

C’est le nouveau record pour une amende européenne. Et on peut pronostiquer que ce sera prochainement plus élevé. Certes, c’est absorbable, mais à ce petit jeu, les entreprises ne gagnent pas.

Rappelons que si vous vous rendez en Chine, il vous faudra faire sans Google, donc sans leurs maps, sans votre compte gmail. La Chine, maintenant l’Europe, il faudra bien que les géants dominateurs s’adaptent.

Jusqu’où s’enfoncera Facebook ?

Toute dernière révélation (du New York Times) : Facebook a des accords de partenariats avec quatre leaders de l’informatique chinoise !!!

Facebook has data-sharing partnerships with at least four Chinese electronics companies, including a manufacturing giant that has a close relationship with China’s government, the social media company said on Tuesday.

The agreements, which date to at least 2010, gave private access to some user data to Huawei, a telecommunications equipment company that has been flagged by American intelligence officials as a national security threat, as well as to Lenovo, Oppo and TCL.

The four partnerships remain in effect, but Facebook officials said in an interview that the company would wind down the Huawei deal by the end of the week.

Ces accords datent de 2010. Ils ont permis d’accéder à certaines données personnelles, et d’accroître le “business” des partenaires.

Certes, Mark Zuckerberg, convoqué, a dû répondre aux sénateurs américains, et aux députés européens. Il s’est excusé. “J’ai été trompé, abusé” … Mais cette dernière révélation prouve la mise en place depuis le début d’un énorme business sur le dos des utilisateurs, des clients, des consommateurs.

Il est impossible de faire confiance aux grandes entreprises mondiales. Elles se moquent de nos législations, car il leur est facile de jouer avec nos différences étatiques. Leurs profits sont suffisants pour peser plus lourd que nos bons sentiments. Favorisons de nouveaux petits génies prédateurs à leur faire concurrence. 

Zuckerberg, peu convaincant, reste dans le viseur des européens

Après le Sénat américain, où il avait été bousculé, Mark Zuckerberg, Pdg de Facebook, a présenté ses excuses devant les députés européens.

Service minimum. Certes, il a reconnu ne pas avoir tout fait pour empêcher les abus, mais a éludé les questions trop précises, en se limitant, en plus, dans son temps de parole.

Tout ce qu’il faut faire pour ne pas convaincre. Qui peut croire à sa bonne foi, sa volonté de changement. Le business rentable et en développement, est sa seule religion.

Cambridge Analytica victime collatérale de Facebook

Souvenez-vous, le 19 mars (il y a seulement deux semaines), un scandale mondial secouait l’empire Facebook : nos données personnelles étaient exploitées non seulement à des fins commerciales, mais aussi politiques !

Une société britannique, Cambridge Analytica, était le méchant du jour. Facebook faisait mine de découvrir le problème. Ce qui ne convainquait pas les sénateurs américains qui convoquaient Mark Zuckerberg, PDG de FB. Piètre mea culpa …

Mais le 2 mai Cambridge Analytica est obligé de mettre la clé sous la porte. Ils commencent par le Royaume Uni, siège mondial, et les implantations extérieures vont suivre. La perte de confiance de son principal fournisseur, le discrédit de la marque, et le poids de l’indignation mondiale pèsent trop lourd pour survivre.

Quant à Facebook, ils restent sur leur position. “On nous a trompé. Nous renforcerons nos contrôles.” , etc… Petit bémol supplémentaire: les deux fondateurs de WhatsApp, une des applications rachetées par FB, ont quitté, l’un après l’autre, le groupe et le conseil d’administration.

L’histoire est loin d’être à son terme. Facebook vient d’annoncer une toute nouvelle orientation : un retour aux sources. Un vrai demi-tour ! Bien. Pourquoi pas. Mais comme pour Cambridge Analytica il faudra survivre financièrement, et quand la confiance s’est envolée ???